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jeudi 2 septembre 2021
vendredi 27 août 2021
Un jour un théâtre. Parution 2020 : "Eloge de l'in-adéquation et de l'a-verticalité" dessins et paroles d'atelier
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mercredi 25 août 2021
mardi 18 février 2014
mardi 13 août 2013
Manifeste pour un éphémère
MANIFESTE DE L’EPHEMERE. Exposition été 2013
Quelques pistes …
« Capter l’éphémère… » que je complète ici : « … pour en
déployer l’éternel» est une phrase de Lao Tse, philosophe du VIeme siècle before-present. Le
travail de création se fait au fond des ateliers et nous y faisons des choix
solitaires dont nous espérons qu’ils seront les bons. S’appuyer sur « l‘éphémère » fait partie de ces choix,
une attitude pour tenter de redonner
quelques instants insolites au spectateur.
- Attitude philosophique dirions-nous. Debout dans l’atelier, face à la terre humide ou au plâtre liquide, dans les premiers gestes qui feront la sculpture, je fais un choix. Celui d’un mouvement, celui d’un intervalle dynamique. Attitude, qui fera osciller la sculpture aboutie entre la vision d’un reconnaissable et sa disparition. Si je change cette ligne, la lecture de l’œuvre sera totalement différente.
Ce que je cherche dans les sculptures : un moment de vie
très précieux, un mouvement très léger, qui effleure une vie et qui écoute le
monde. Avant et après ce «reconnu» n’existe pas. J’ai employé le concept dans
mes premières expositions de « gestes rescapés de la nuit ».
Donc attitude philosophique choisi vers un élan suspendu,
un intervalle, une interrogation.
- Attitude poétique en second lieu. Celle de se créer un choix d’écriture, avec le désir de relier des fils graphiques dans une œuvre. L’artiste travaille pour que cette bouteille lancée en mer reste lisible pour un spectateur.
Mise en place d’une
écriture : je choisis de représenter un mouvement, une écoute d’un avant
et d’un après, je garde une fidélité à l’humain, je regarde le geste du danseur
dans la lumière, j’accepte la mémoire des temps dont nous sommes faits, celle
de la mer. Les fils entremêlés dans une œuvre sont des choix propres à chaque artiste. C’est
ce qui fera son écriture, sa poésie. Une vie d’artiste est longue, un fil
conducteur se met en place qui mènera de sculpture en sculpture, de matériaux
en matériaux vers une interrogation à plusieurs degrés. C’est le processus
créatif qui fera l’œuvre, non le produit fini.
De création en
création, comme un essayiste ou un romancier, j’explore comment les formes vont
signifier. Interroger l’éphémère toujours, pour en déployer la poésie, ce que
Lao Tseu décrit comme « l’éternel »,
c'est-à-dire pour nous la confiance
indicible en ce qui fait recommencer et recommencer la vie, ce qui fait
« que nous ne lâchons rien ». En tant qu’artiste, nous sommes tout à la à la
fois d’un orgueil terrible et d’une modestie artisanale. La matière et
particulièrement la sculpture sont des arts très lents, très longs pour faire
danser la matière par nos intentions créatives.
Ce n’est jamais gagné
et jamais atteint. Artisan de l’éphémère
serait un nom de métier qui me conviendrait.
- Troisième point d’appui : l’éphémère est attitude politique. Choisir le mouvement, l’accepter comme action artistique est un choix de résistance. Pour les artistes professionnels de notre génération, nous ne pouvions et ne pouvons toujours pas créer innocents ou pour faire joli. Faire de la sculpture au 21eme siècle se fait par une connaissance de ce qu’a impliqué l’histoire de la sculpture. Cette notion de «représentation» créée par l’artiste n’a été bien souvent que le complice des plus grandes injustices et l’ami des dictateurs toutes tendances confondues.
En sortant des Beaux Arts, j’ai cherché comment faire de la
sculpture. Ce choix d’interroger l’éphémère entre, je l’espère, dans d’autres lectures
que la commémoration perpétuelle des puissants ou pire, des sacrés coercitifs. « Donner
une voix aux sans voix » est plutôt dans mes objectifs.
Humaine pensant et produisant graphiquement, je prends
forcément la parole sur l’état du monde. Et avec la conscience du guetteur. J’y
prends une responsabilité, celle d’avoir la liberté de pensée. Si beauté il y a,
j’ai fait le pari qu’elle est dans les
métamorphoses perpétuelles et la lucidité libre du geste.
Cette légèreté, un artiste l’explore pendant plusieurs
jours ou semaines pour une peinture, plusieurs mois sur une sculpture et
plusieurs années pour un film ou un livre, «le temps du projet», l’enquête. Cette légèreté se transforme en une question
qui ne se soumet pas forcément à l’erreur collective ou à l’indifférence de la
nature. Toujours cet incroyable orgueil et un travail artisanal des plus modestes.
Voilà mon travail, tout cela est dans les œuvres de beaucoup d’artistes. Certaines
portent le regard et l’interrogation
sur la nature qui nous dépasse, d’autres sur l’organique, d’autres encore sur
la fragilité de l’humain.
Visiteur, je vous
remercie d’accepter la promenade .
Bénédikte Faugère, Juillet 2013
Texte de présentation lors d'une exposition de cette année.
Le chemin est long , il y a du travail les artistes.
ATELIER-EXPOSITION du 2 août au 15 septembre
RELAIS SCULPTURE ROUERGUE
2 route d'Auros 33190 LA REOLE
ouvert du jeudi au samedi de 11 h à 19 h
ou sur rendez vous les autres jours
contact au 06 52 23 04 22
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mardi 2 juillet 2013
Les éphémérides d'un été
A l'invitation de la commune de Castillon La Bataille et de Gabrielle Furlan, les bronzes de mon atelier seront à la salle Cascante du 14 juillet au 02 août 2013.
Le vernissage a lieu le mardi 16 juillet à 18h 30.
Un titre pour cette exposition? : " Capter l'éphémère".. que je complète par la fin de la phrase: " ... pour en déployer l'éternel(le)....."
Attitude poétique et philosophique inspiré de Lao Tseu, penseur ancien de la Chine assez profane et respectable pour ne pas être soupçonné de complaisances.
Ephémère: mot magique pour fair échapper nos oeuvres à la monumentalité, rester dans le rappel constant de la fragilité de nos mondes naturels et humains et du respect pour ces fragilités.
Ephémères aussi parce que cherchant cosntamment la poésie d'une des mondes minéraux ou végétaux pour Gabrielle et des gestes humains si beaux dans la lumière pour moi.
Ephémères aussi par choix d'écriture comptemporaine, se rappeler par là même qu'il n'y a pas d'éternel justement qui ne soit ancré dans un mouvement.
Le vernissage a lieu le mardi 16 juillet à 18h 30.
Un titre pour cette exposition? : " Capter l'éphémère".. que je complète par la fin de la phrase: " ... pour en déployer l'éternel(le)....."
Attitude poétique et philosophique inspiré de Lao Tseu, penseur ancien de la Chine assez profane et respectable pour ne pas être soupçonné de complaisances.
Ephémère: mot magique pour fair échapper nos oeuvres à la monumentalité, rester dans le rappel constant de la fragilité de nos mondes naturels et humains et du respect pour ces fragilités.
Ephémères aussi parce que cherchant cosntamment la poésie d'une des mondes minéraux ou végétaux pour Gabrielle et des gestes humains si beaux dans la lumière pour moi.
Ephémères aussi par choix d'écriture comptemporaine, se rappeler par là même qu'il n'y a pas d'éternel justement qui ne soit ancré dans un mouvement.
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samedi 11 février 2012
Art contemporain-un travail de dentelle sur les civilisations

Oeuvre de Sara Bran. Métal
Quel est en fait mon boulot?
Mes grands mères qui vivaient dans une société ritualisée et patriarcale créaient leur espace de liberté en faisant des cols de dentelle sur des robes strictes.
Du début de leurs vingt ans jusqu'à leur disparition, les algoryhtmes intuitifs et appris ont complexifié les motifs, les entrecroisements, les arabesques, les convexes et les concaves, la douceur et la douleur des fils tirés et croisés..
Qu'avaient elles à dire par ces entrelacs?
Imaginez de revendiquer aujourd'hui les mille et une figures de la dentelle comme un art contemporain et subversif.
Parce que c'était bien de cela qu'il s'agit. L'intervalle de créativité qu'une société aussi dés-agrégée que la nôtre est aussi étroit que celui laissé à mes grands mères pour dire et écrire toutes leurs possibilités.
L'art contemporain n'est pas là pour entretenir un patrimoine, ni participer aux formes de lois qui s'autolégitiment, il est boulot de fraternité, de transmission, de cosmopolitisme.
Notre job est de trouver des chemins qui ne se connaissent pas encore, d'avoir l'humour d'utiliser les formes et les volumes pour prendre un peu de distance, il n'est pas fait pour s'amalgamer-amalfamer à la robe stricte.
C'est mon boulot , de regarder vers le large d'une civilisation et des civilisations
Je parlais de dentelle, justement l'une de mes collègues des métiers d'art a un travail sur le métal qui peut surprendre( cf photo). Art contemporain à voir avec beaucoup d'humour(e) et un travail insensé(e). Elle s'appelle : Sara Bran cf le site www.sarabran.fr.
Sur le site se repérer dans la rubrique bijoux et puis celle des sculptures....
Art contemporain? notre révolution passe par la dentelle, le métal et les marbres ?
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